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L’autopartage ou comment rentabiliser sa voiture quand on n’en a pas besoin


16 Oct, 2017

Après le covoiturage, c’est au tour de l’autopartage de faire parler de lui. Ce nouveau concept qui prône l’économie partagée est en train de séduire de plus en plus d’automobilistes en quête de vie meilleure. À l’heure où la surconsommation menace la survie de la terre et de ses habitants, apprenons à limiter notre empreinte écologique et à changer notre mode de vie. Entre autres en adoptant l’autopartage.

L’autopartage : c’est quoi exactement ?

L’autopartage ou carsharing est le nouveau mode de déplacement alternatif qui trouve son écho auprès de millions d’automobilistes. Il s’agit de conduire une voiture qui ne nous appartient pas (sans la louer) ou de prêter sa voiture à des voisins.

Il existe trois types d’autopartage : avec des bornes, en flotte libre et entre particuliers.

L’autopartage avec des bornes

C’est le système d’autopartage le plus connu à Bruxelles, car il est utilisé depuis 2003. Des sociétés comme Combio, Zencar et Ubeego mettent à la disposition des emprunteurs des véhicules garés à des endroits prédéterminés. L’automobiliste souscrit un abonnement et réserve la voiture de son choix selon ses besoins. Puis il récupère la voiture au lieu indiqué quand il en a besoin. À la fin du contrat, il dépose cette dernière à l’endroit initial.

L’autopartage en flotte libre ou « free floating »

Plus souple que l’autopartage avec des bornes, ce deuxième type de carsharing consiste à géolocaliser les voitures « louées » via une appli pour trouver la voiture la plus proche de son domicile ou de son bureau par exemple. L’avantage, c’est que l’automobiliste n’est pas obligé de laisser la voiture à l’endroit où il l’a récupérée. Il suffit qu’il la dépose dans une station située dans la zone de la société.

DriveNow, Car2Go figurent parmi les acteurs principaux de ce mode de transport alternatif.

L’autopartage entre particuliers ou entre voisins

Le principe est simple : quand le propriétaire d’une voiture n’utilise pas cette dernière, il peut la prêter à ses voisins en échange de rémunérations.

Pour trouver des emprunteurs de confiance, le propriétaire peut passer par des sites spécialisés comme Caramigo ou Drivy et y déposer une annonce. Ce qui sécurise la location de la voiture (réservation, assurance, paiement). Autrement il peut agir de son propre chef et mettre des affiches partout par exemple.

Cette forme d’autopartage commence à gagner du terrain du fait de ses nombreux avantages.

Pourquoi l’autopartage entre voisins marche-t-il ?

Le succès de l’autopartage entre voisins peut s’expliquer de différentes manières. D’un côté, cela permet au propriétaire de tirer profit de sa voiture quand il ne l’utilise pas. Sachant que le prix au kilomètre varie entre 0,25 et 0,35 €, il peut économiser près de 95 € par emprunteur par mois grâce à l’autopartage. Ce qui n’est pas négligeable quand on sait qu’une voiture coute environ 410 € par mois à son propriétaire. De quoi couvrir une partie de ses frais fixes (assurance, contrôle technique…).

D’un autre côté, l’emprunteur dispose d’une voiture qu’il peut utiliser à sa guise : aller à un rendez-vous chez le dentiste, faire ses courses, partir en weekend à la campagne… En effet, l’autopartage est plus souple qu’une location, mais surtout moins onéreux. Pour quelqu’un qui n’a pas les moyens de s’acheter une voiture, c’est une alternative intéressante en matière de mobilité.

D’autres avantages de l’autopartage entre voisins

Ce type d’autopartage ne génère pas uniquement un avantage financier. D’autres atouts jouent en sa faveur.

Un avantage social

Prêter sa voiture à un voisin permet de mieux connaitre celui-ci. Dans les grandes villes, cela permet de s’ouvrir au quartier.

Un avantage physique

L’autopartage permet d’utiliser moins la voiture. Inutile en effet d’emprunter la voiture d’un voisin pour se rendre à la pharmacie ou dans un autre endroit situé dans un rayon de 1 km. Le vélo, la marche à pied… sont plus économiques. Mais surtout, c’est une occasion de faire des activités physiques.

Un avantage écologique

Une voiture partagée remplace 8 à 15 voitures individuelles. Ce qui veut dire, moins d’embouteillage, moins de pollution (car moins d’émissions de CO2), et moins de nuisances sonores.